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MALIJAI

 

 

D’abord implanté sur la rive gauche de la Bléone, Malijai s’établit au milieu de XIIIe siècle sur le long de la rive droite de la rivière sur la voie traditionnelle Digne Sisteron utilisée depuis l’antiquité.

 

L’histoire de Malijai est rythmée par celle de son château.

 

Construit en 1770 à la demande de la famille Noguier, ce château doit en grande partie sa renommée à Napoléon qui y passa la nuit du 4 au 5 mars 1815, à son retour de l’ïle d’Elbe.

 

Cet épisode historique a fortement marqué le village, ainsi, de nos jours, s’y déroulent tous les deux ans en juillet, « Les Journées Napoléoniennes ».

 

 

L’église paroissiale de Malijai

a pour patron Saint Christophe et pour titulaire Sainte Madeleine

 

 

Construite vers 1640 sur les ordres de M. de Mazargues, Seigneur de Malijai, on la nomma « Notre Dame de l’Espérance ».

 

En 1781, jour de Cendres, un gros orage abattit le clocher, qui dans sa chute écrasa la Charpente du chœur (plus de peur que de mal).

 

En 1837, n’étant plus conforme aux besoins religieux, l’Eglise fut détruite d’autant que trop proche du Château, elle gênait sérieusement le passage de grosses charrettes sur l’unique voie royale reliant Digne à Sisteron. On la reconstruit (plus grande, plus confortable) avec les mêmes matériaux à l’emplacement actuel. L’accès du village devenait ainsi plus aisé. Terminée en 1840, elle prit le nom de « Saint Christophe ».

Les deux petites chapelles qui la jouxtaient à droite, l’une dédiée à Saint-Joseph et l’autre à Saint-André furent désaffectées, leurs toitures rasées, les murs rehaussés. On les aménagea en maison communale aux rez-de-chaussée et en maison d’école à l’étage.

 

En 1849, le clocher fut surélevé d’environ trois mètres et on y installa une horloge. Les deux cloches furent offertes l’une par M. Noguier en 1834 et l’autre par Melle Marie Conte en 1867.

 

En 1993, la façade fut restaurée et le toit du clocher remis à neuf.

 

 

 

 
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